Xterra d’Hawaii. 1er novembre 2015.

Compte rendu de Ronan:
Distance: 1500 mètres de Natation / 40 km de VTT / 10 km de CAP en format trail.
Un an après l’inscription au X-Terra sud-africain, atterrissage à Mauï, 4 jours avant la course.J-3, jeudi  : adaptation au décalage horaire, donc principalement repos.J-2, reconnaissance de la partie basse du parcours  sur les conseils de Conrad Stoltz. Il ne conseille pas de reconnaître toute la boucle, trop difficile 2 jours avant la course (je comprendrais plus tard, pourquoi beaucoup d habitués sont arrivés  plus tôt : il eu été bon d avoir tout le parcours en tête pour une meilleure gestion de l effort à vélo). Cette reconnaissance à la cool me donne un aperçu du cocktail chaleur humidité à venir  pour dimanche. La suite de la journée sera consacrée au retrait du dossard, au repos et à la traditionnelle pasta party sur ce site exceptionnel du Ritz-Carlton Hôtel de Napili, justifiant un peu le prix, exorbitant mais à la mesure de l’événement. Occasion de retrouver des connaissances françaises ou de s’en faire de nouvelles, attablé entre Arthur Forissier et Maxime Chane. Une journée bien remplie qui se termine par un stop à l aéroport pour accueillir Renaud, Delphine et Jean-Baptiste, avec qui j’aurai la chance de partager cette aventure, et que je remercie beaucoup au passage.J-1 : repos, repos, repos… pas d’exposition au soleil.Le jour J ! 01 novembre 2015. Les préparatifs sont importants par rapport à l’alimentation et à l’hydratation. Je choisis de prendre un camelbak pour le VTT afin d’être indépendant au niveau hydratation énergétique et de prendre les bidons sur les ravitaillements pour me rafraîchir et de partir avec un bidon d’eau en course a pied. Je sais qu’il sera difficile de manger avec cette chaleur, je prends uniquement des gels comme alimentation solide. Badigeon de crème solaire dès le lever. Quelques jours avant, en France, toujours concernant la stratégie, le choix du vélo n’a pas été  simple, semi-rigide ou tout-suspendu…Mais place à la course : le temps de poser le vélo et le reste dans l’aire de transition dans le jardin de l’hôtel, de faire quelques échauffements grâce à Jean-Baptiste et de recevoir les derniers conseils de Renaud mon entraîneur depuis à peine 2 ans, le départ est donné à 9 heures, sur Fleming beach.1500 mètres en forme de M, une sortie de l’eau à mi-parcours. Nous avons la chance cette année de ne pas être trop secoués par les vagues, la natation s’effectue toujours sans combinaison. Pas de surprise, mis à part peut être le taux de salinité de l’eau, un temps moyen de 24’34, le début de la course commençant réellement sur le vélo comme nous l’avait rappelé Conrad le vendredi. Ce parcours VTT est un mélange de single-tracks en sous bois (que j’avais reconnus), et de chemins plus larges mais assez accidentés sur les crêtes et entre des parcelles de canne à sucre (non repérée pour cette 2e partie). Un VTT tout suspendu eut été le meilleur choix, pour garder un bon rendement sur les chemins accidentés, profiter des descentes, récupérer assis sur la selle et accessoirement ne pas perdre les bidons pris au ravitaillement !En effet, la perte du premier bidon m’empêchera de me rafraîchir la tête, la nuque, les bras qui cuisent au soleil depuis une bonne heure. Difficile donc de se faire vraiment mal en VTT, coup de chaud peut-être, pas suffisamment mangé, absence de reconnaissance de cette partie du parcours …? Le retour dans le sous-bois plus technique et un nouveau bidon au 2e ravitaillement me permettent de reprendre un rythme correct et quelques concurrents.Toujours est-il que le VTT est à la hauteur des descriptions : dur. 1h56 (158e temps), sur un parcours un peu plus long que l’an dernier avec 1100 mètres de dénivelé. J’imagine déjà sur le vélo à quoi m’attendre pour la course à pied, en pensant au triathlon du Salagou, sous 30 °C… Heureusement, une bonne partie du parcours est à l’ombre et suit le même tracé que le départ du vélo. Après une transition moyenne et les conseils de Renaud de « construire ma course », la mise en route est difficile. Mais tout le monde est plus ou moins à l’arrêt dans cette première partie. Je décide d’alterner marche rapide en montée et bon rythme de course sur le plat et en descente, ce qui s’avère plutôt efficace puisque je reprends du monde. Le bidon pris à la transition que je remplis intégralement à chaque ravitaillement me permet de ne pas trop ressentir la chaleur. La deuxième partie principalement en descente est très plaisante et assez technique, j’y vais de bon coeur à grandes enjambées, slalomant entre les arbres, mais je crois que les écarts sont faits, ma position ne changera plus beaucoup.La vue du complexe du Carlton qui se rapproche annonce la fin, encore une petite portion sur la plage où je retrouve Renaud, Delphine et Jean-Baptiste. Un petit coup d’œil derrière pour voir si ça revient  et profiter de cette arrivée pas comme les autres.Un beau colier de fleurs fraîches et une médaille pour chaque finisher : quel bonheur de terminer honorablement ce championnat du monde même si des améliorations sont toujours possibles, content de ma 150e place, puisqu’une cinquantaine de professionnels occupent les premières places. 3h22 d’épreuve, dont presque 2h de VTT, inutile d’insister sur l’importance de cette discipline dans le X-Terra. Il me faudra de longues minutes pour retrouver mes esprits et me refroidir grâce aux serviettes humides fournies par l’organisation, dans lesquelles je m’enveloppe et qui font un bien fou.Place à la récupération à présent pendant une semaine sur l’île de Mauï, pour profiter du surf, des balades en forêt, sur les champs de laves, le volcan… parfait pour rêver aux prochains objectifs pour l’année prochaine.

    

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