Vous avez 35 ans, bienvenue à ACF !

LA QUESTION DE LA SEMAINE : VOUS AVEZ 35 ANS, BIENVENUE À ACF !

Cette contribution concerne les athlètes débutants de 30 à 40 ans.

Quels sont les avantages de votre âge en athlétisme ?
– La force est avec vous (1)
– L’adéquation VMA/qualité physique est optimum (2)

Quels sont les désavantages de votre âge en athlétisme ?
– Gâcher son talent (3)
– Se croire invulnérable (4)

(1) La force est avec vous

Dans notre sport, la course hors stade (globalement de 5 à 100 km), votre âge de 30 à 40 ans est celui qui engendrera les meilleures performances de votre vie, en particulier dans les résultats au scratch.
C’est aussi à période ou les capacités de récupération ou de convalescence sont les plus fortes.
Ces capacités permettent de jouir de cette passion de l’athlétisme avec aisance tout en ayant la satisfaction d’en recueillir régulièrement les bénéfices en termes de performance.
Vous avez grandement intérêt à échanger avec un entraîneur pour planifier de manière cohérente et adaptée vos entraînements et compétitions. Cette planification s’exerce dans le trimestre, l’année, la décennie, etc.

(2) L’adéquation VMA/qualité physique est optimum

Toutes les études sur les aptitudes des champions dans la course de fond convergent au moins sur un point : ce n’est pas un unique paramètre qui fait un « champion ».
Un champion, c’est la somme d’au moins quatre facteurs fondamentaux :

– un niveau élevé de VMA
– un profil de sportif adapté au sport concerné
– des qualités physiques et physiologiques
– un entrainement parfaitement adapté.

La fenêtre « 30-40 » est celle qui permet d’additionner le maximum d’atouts. Sachant que, généralement, la majorité des athlètes « hors stade » se lancent durablement dans cette pratique après 30 ans (avant 30 ans, nombre d’entre-eux choisissent des spécialités comme les 1500 m, 3000 m, saut, etc. ou des sports d’équipe). Après 40 ans, la baisse de VMA devient significative pour les champions (même si elle reste élevée : par exemple, elle peut passer de 22 à 20).
En conséquence, les records de performances relevées dans les compétitions concernent principalement les 30/40 ans (même si nombre d’athlètes de 40/50 sont souvent sur des podiums – constat lié certainement au vieillissement relevé des pratiquants sur certaines épreuves comme le marathon et les 100 km).

(3) Gâcher son talent

La période 30/40 ans est celle où tous les athlètes concernés devraient s’interroger sur la gestion durable de leur potentiel (il est un fait qu’ACF ne s’est pas encore donné les moyens de traiter ce sujet pour accompagner les athlètes).
Il n’est objectivement pas évident de concilier liberté, contraintes professionnelles, contraintes familiales et contraintes des entraînements.
Les entraîneurs se désolent souvent de la trajectoire de certains athlètes performants qui s’apparente à celui d’une comète.
Sans compter le (ou les) arrêt(s) obligatoire(s) des femmes en enceintes (cette question fera l’objet d’une contribution spéciale).
Chacun a en tête des exemples d’athlètes qui en font un peu trop (en termes d’entraînements et de nombre de compétitions) et qui finalement abandonnent l’athlétisme après une série d’échecs qui sont justement la résultante de cette mauvaise gestion des entraînements et d’une programmation inadaptée des compétitions.
On constate aussi des pratiques de « touche à tout », indépendantes des qualités intrinsèques de l’athlète (participer de manière non raisonnée à une succession d’épreuves longues et courtes sans aucune cohérence). Les résultats sont souvent moyens mais, plus grave, l’athlète gâche une partie de son potentiel de vitesse.

(4) Se croire invulnérable

Il s’agit souvent de la conséquence d’une certaine euphorie provoquée par ses capacités remarquables de récupération à ces âges-là.
Certains athlètes se croient dès lors autoriser à accumuler des entrainements et des épreuves de manière irréfléchie et sans se ménager des plages nécessaires de repos et de récupération.
Les conséquences éventuelles peuvent être vraiment dommageables :
– rupture de tendons
– épine calcanéenne
– rupture de fatigue
Etc.

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