Travailler ses appuis

Que signifie : « travailler ses appuis » ?

Il s’agit du mode de réception du pied sur le sol. Cette question est très importante, car la qualité des appuis garantit l’efficacité de la foulée et préserve des blessures.

 

A – Principes fondamentaux

Il existe 3 types d’appui au sol: l’appui en talon, l’appui à plat et l’appui en plante.

a) L’appui au talon (1)
Le pied se pose au sol, le talon en premier.
Les inconvénients de ce type d’appuis sont les suivants :
– Choc à l’impact entraînant des pathologies : pied, tibia (périostite), bas du dos…
– Longue durée d’appui, le pied se déroule du talon à la pointe : perte de temps.
– Position de course basse : sollicitation importante de la musculature sans phase d’économie
– Amorti trop important obligeant à créer de la vitesse à chaque appui.

b) L’appui à plat (2)
Le pied se pose au sol à plat du haut vers le bas. Il est facilement repérable par le bruit sourd et mat qu’il émet.
Les inconvénients de ce type d’appui sont les suivants :
– Choc à l’impact entraînant des pathologies.
– Longue durée d’appui : le pied s’écrase au sol.
– Écrasement sur l’appui et forte sollicitation de la musculature en phase de soutien.

c) L’appui en plante (3)
Le pied se pose au sol sur la plante du pied sans appui sur le talon. C’est un appui très efficace et peu traumatisant.
– S’il n’est pas utilisé de façon naturelle par le coureur, il nécessite un apprentissage.
Les intérêts de l’appui en plante :
– Appui bref
– Position de course haute, plus reposante : moindre sollicitation de la musculature.
– Limitation des chocs.
– L’acquisition de cet appui est très importante pour les athlètes en surpoids.

 

B – Discussion

Les principes précédents sont enseignés aux professeurs d’éducation physique, ils sont valables pour les jeunes athlètes d’ACF qui souhaitent améliorer la dynamique de leur foulée et par conséquent leur vitesse.

Ils peuvent être relativisés pour les athlètes plus âgés, parce qu’à partir d’un certain âge il est difficile, pour de nombreuses raisons, de changer de mode d’appui (trop long à développer ici).

Quelques remarques néanmoins :
1) Ces conseils généraux s’appliquent bien aux pieds « normaux ». Pas (ou moins bien) aux pieds affaissés (pieds plats) ou creux. Attention aussi à
d’autres paramètres qui peuvent engendrer des pathologies (porteurs de talonnettes, joggeurs aux modes de foulée « hors norme », etc.).

2) Les athlètes habitués aux modes (1) et (2) peuvent garder celui-ci s’ils ne sont pas intéressés par des objectifs de performance.

3) Les athlètes habitués au mode (3) peuvent optimiser celui-ci par un travail technique (voir avec les entraîneurs). A un haut niveau d’entraînement, ce travail technique permettra d’obtenir un réel gain de vitesse quantifiable, tant en entraînement qu’en compétition.

4) Les athlètes habitués au mode (1) et (2) et souhaitant améliorer leur vitesse ne doivent pas directement tenter de passer au mode (3).
Ils doivent muscler leur pied par une préparation spécifique (côtes, sauts, etc.) et ensuite graduellement accéder au mode (3) en vérifiant que cette opération n’engendre pas de complications particulières.

Conclusion :

l’amélioration de ses appuis est un principe de base des entraînements en particulier lors des séances de VMA du mercredi. Par contre, le changement de mode est possible mais ne s’improvise pas, sans risques objectifs de pathologie.

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