Quels objectifs se fixer au printemps ?

La question pourrait paraître prématurée pourtant, la préparation mentale commence maintenant.

Première question : quel type d’objectif se fixer ?

Cela dépend de ses capacités.

En simplifiant à l’extrême, on peut considérer qu’elles sont de trois ordres :

  1. Une VMA élevée
  2. Un âge inférieur à 40/50 ans
  3. Des capacités physique et physiologiques remarquables (hors VMA)

Pour le hors stade, une VMA élevée oriente naturellement vers le « court » (5 à 15 km)

Un âges supérieur à 50 ans oriente vers le « long » (marathon)

Les capacités athlétiques élevées (foulée, appuis, etc.) orientent plutôt vers le « court ».

Les capacités moyennes au niveau des trois paramètre orientent plutôt vers les distances « moyennes » (semi).

Le cumul des capacités potentialise ces critères de choix. Par exemple : un athlète jeune avec une forte VMA et une foulée remarquable optimisera ses résultats sur le très « court » : 5 et 6 km.

A l’inverse un athlète V2 ou V3 à VMA diminuée (naturellement par le temps) optimisera ses résultats sur le très « long » : 6h ou 100km (où la VMA importe moins)

Remarque : la réalité est plus naturellement beaucoup plus complexe avec d’autres combinaisons possibles en fonction de paramètres supplémentaires non négligeables (qualité physique particulière, forme physique, sérieux des entraînements, etc.). Pour prendre un paramètre nouveau, un physique « trapu », un athlète de ce gabarit aura des performances optimisées pour les épreuves avec dénivelées. Ce sera l’inverse pour un athlète de grande taille avantagé sur le « plat ».

En conclusion, chacun fait ce qu’il veut mais il est très bénéfique de tenir compte de ses atouts pour faire le choix de ses objectifs de compétitions.

 

Deuxième question : combien de compétitions programmer au printemps ?

2 ou 3 au maximum. Ce choix n’empêche pas de participer à d’autres compétitions du club mais de manière relâchée, en sortie longue ou pour se faire plaisir.

Au minimum, il faut en effet 1 mois pour préparer correctement un 10km, 2 mois pour préparer un semi et 3 mois pour préparer un marathon.

Remarque : participer tous les 15 jours à une compétition est dangereux (blessures) et stérile en termes de résultats

 

Troisième question : que faire en attendant ?

A compter de la mi janvier, les entraîneurs vont vous préparer sur du « court », avant de vous entrainer pour des semi puis des marathons.

En attendant, il faut faire un break en réduisant le volume des entraînements et supprimer les séances de qualité.

Nous vous recommandons du développement général (non spécifique) :

– vous reposer,

– courir sur dénivelé,

– courir sur des chemins naturels,

– faire des cross,

– faire des sorties longues mais dans un esprit fartleck,

– faire d’autres sports : ski, marche, raquette, VTT, etc.

Il faut bien avoir conscience que lors des périodes de développement spécifique (semaines qui précèdent les compétitions) l’entraînement est intensif (qualitativement et quantitativement). Cela signifie que le corps à absolument besoin, en alternance, de se ressourcer dans des périodes comme les 3 ou 4 semaines qui viennent).

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