Pourquoi faut-il être prudent au lancement des séries de VMA ?

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Comme vous le savez, lorsque nous effectuons un effort d’intensité maximale, notre corps tire principalement l’énergie nécessaire d’un mécanisme physiologique métabolisant de l’oxygène, c’est à dire « aérobie ».

A l’entraînement ou en compétition, il est impossible d’atteindre instantanément cette intensité maximale même si le temps d’échauffement et la préparation physique préparent le corps de l’athlète à cette forte sollicitation physique et physiologique.

Lorsque que nous effectuons, par exemple, une série de 300m à 100 % de VMA, nous dérivons peu à peu vers un « maximum » de consommation d’oxygène. Ce maximum de consommation d’oxygène est appelé « VO2Max ».

Ce maximum ne peut être atteint immédiatement, au lancement des séries pour une raison simple : aucun des paramètres physiologiques (échanges gazeux, fluidité sanguine, sollicitation du réseau artériel et veineux, etc.) n’est stabilisé.

Ce n’est globalement qu’à la deuxième, voire à la troisième série que cet « équilibre » est réalisé.

Considérons cette séance classique : 10 x 300 m pour un athlète capable de réaliser une moyenne de 1’05/300m.

Une séance idéale donnerait les résultats suivants :

1’10, 1’07, 1’05, 1’06, 1’04, 1’06, 1’05, 1’05, 1’04, 1’05, sachant que les dernières séries sont les plus bénéfiques car mémorisées physiologiquement.

A l’inverse, si ce même athlète réalise très nettement de meilleur temps, cela ne signifie pas qu’il réussit mieux sa séance, c’est plutôt le signe qu’il « tape » dans ses réserves anaérobies. Il puise donc dans une autre ressource énergétique. En terme de qualité d’entrainement dans la programmation des séances, c’est totalement contre productif car cela ne procure aucune amélioration de la VMA.

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