Les autres facteurs de réussite en compétitions

les autres facteurs de réussite en compétitions… par Christian

Où l’on révise tous ensemble tous ces facteurs méconnus qui peuvent influer sur le résultat d’une compétition. Encore une contribution très intéressante de Christian, qui a de plus l’intérêt de nous donner des excuses béton en cas de contre-performance. Ah c’était donc ça, le mur du marathon pour moi en 2013 : j’avais Mars en Saturne et mon biorythme naturel qui m’interdit de courir avant 14h du matin…

A – Préambule

A préparation égale, tout athlète d’expérience à connu un double phénomène surprenant :

– Une compétition où sa performance a été totalement sublimée (résultat nettement meilleur que prévu, et souvent non égalé par la suite).

– Une compétition où dès le démarrage, on a conscience que quelque chose ne va pas, sans qu’on soit capable de le définir.

Comment expliquer ce double phénomène étrange ?

La réussite d’une compétition dépend principalement de facteurs bien connus :

– la VMA

– l’entraînement (en qualité et en volume)

– les qualités biomécaniques (foulées, appuis, etc.) de l’athlète

– le poids

– l’âge et la condition physique

Mais ce n’est pas tout !

Un grand nombre de phénomènes internes et externes peuvent contribuer à infléchir un résultat de compétition de manière positive ou négative.


B – Facteurs internes

1) Les biorythmes

Information ou rappel : les biorythmes sont un certain nombre de cycles dont le plus intéressant en matière de sport est le cycle physique de 23 jours. C’est grâce ou à cause de lui que nous allons passer par un jour de down ou « déficit » énergétique chaque sixième jour de notre vie. Ces jours critiques physiques passent souvent inaperçus, mais d’autres fois peuvent être la cause de jours de fatigue plus ou moins importante (Information à confirmer, livrée sous réserve)

Pour prendre l’exemple le plus défavorable : l’athlète d’ACF qui vise un objectif de performance le jour « J » va devoir libérer ce jour-là le maximum d’énergie… Malheureusement, si ce jour de compétition tombe un jour de down, cela va se traduire par une sorte de bridage de ses moyens, parfois infime, mais suffisant pour qu’il lui soit impossible de réussir ses prouesses habituelles et donc de les dépasser.

2) Les rythmes circadiens

Toute activité journalière se rythme aussi par des variations de nos capacités (régulées au niveau hormonal et cycles du sommeil). Celles-ci sont différentes selon les athlètes.

Quelles sont les conséquences ?

Certains athlètes peuvent courir le matin avant le petit déjeuner ou le midi, d’autres en sont incapables. Certains préfèrent courir le matin, d’autres le soir à certaines heures plus favorables.

Il est évident que l’athlète qui pratique une compétition en se mettant en phase positivement avec ses rythmes circadiens est avantagé.

3) Le respect du sommeil

– Une bonne nuit de sommeil

Idéalement, les athlètes en entrainement devraient dormir 10 heures par nuit, selon les experts. Or une étude récente (Samuels, 2008)
a indiqué que la majorité des athlètes inscrits à une école des sports dormaient moins de 8 heures par nuit.

– Qualité du sommeil:

La qualité du sommeil est très importante. Plusieurs athlètes dorment suffisamment d’heures, mais leur sommeil est de mauvaise qualité parce qu’ils se réveillent souvent ou parce qu’ils souffrent en raison d’une blessure.

4) Contraintes personnelles

– cycles menstruels

– ménopause ou andropause

– périodes de fatigue générale

– périodes de stress professionnel

– drame familial

– pathologies insoupçonnées (anémie, infections, etc.)

– conséquences indirectes de pathologie (traitements)

5) Etc

 

C – Facteurs externes

1) Les conditions météo

Naturellement, tout athlète est sensible aux conditions météo lors d’une compétition : pluie, vent et froid. Mais bien d’autres paramètres atmosphériques peuvent être perturbants :

– un important changement de pression atmosphérique,

– le taux d’humidité dans l’air

– une atmosphère électrique la veille d’un orage.

– etc.

2) Le décalage horaire

Si vous participez à une compétition (sans période d’acclimatation) dans un pays situé à plus de 4h de décalage en fuseau horaire, le problème exposé au point B – 2 peut se poser et perturber vos capacités.

3) Le changement d’altitude.

Si vous participez rapidement (sans période d’adaptation) à une compétition dans un pays situé à plus de 1500 m d’altitude par rapport au niveau antérieur, la différence de pression atmosphérique et de taux d’oxygène va également perturber vos capacités.


Conclusions :

1) Pour les athlètes sans objectif de performance dans une compétition, ce type de circonstances est secondaire. Pour les athlètes qui veulent optimiser un résultat, il est important de tenir compte de ces facteurs généraux internes et externes.

2) Pour cette seconde catégorie d’athlète, en cas de jour « sans » (jour de down), il est recommander de ne pas insister et de traduire sa compétition en sortie longue afin de ne pas puiser inutilement dans ses forces pour un résultat décevant.

3) Apprendre à écouter son corps ! Avec les années, chaque athlète acquière de l’expérience en la matière. Cette connaissance est précieuse pour celui ou celle qui souhaite optimiser ses performances

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