Je ne me sens pas très bien pour cette séance de VMA !

Je ne me sens pas très bien pour cette séance de VMA !

 

Mercredi dernier, deux athlètes m’ont exprimé ce constat en début de séance : « je ne me sens pas très bien ».

Or il est impossible pour un entraîneur d’apporter une réponse opportune à un constat dont l’origine peut être multifactorielle.

Citons au moins 4 catégories de problèmes qui peuvent engendrer un constat de faiblesse en début de séance de VMA.

 

1) Surentraînement

Plaçons dans cette catégorie des situations proches : excès d’entraînement, entraînement inadapté par rapport à un objectif de compétition, tentative de rattraper une séance non effectuée par un entraînement excessif, inscription à un nombre trop important de compétitions par saison ou fin de saison de compétition.

Conséquence : fatigue persistante physique et physiologique (dérèglement de la lactatémie, dérèglements hormonaux, perturbations cardiaques, etc.).

Risques : aggravation durable de la fatigue générale et accidents (musculaires, articulaires, osseux, etc.)

Recommandations : ne pas effectuer la séance de VMA (la transformer au mieux en séance de jogging). Et de manière générale, selon le niveau de fatigue, alléger l’entraînement ou faire un break d’une durée suffisante.

 

2) Problèmes pathologiques (ou apparentés)

Plaçons dans cette catégorie : situation de convalescence, traitement médical (antibiotiques), anémie et infections (caractérisée ou indétectée), règles.

Conséquence : fatigue générale, absence de sensations positives lors des séances, manque d’influx nerveux.

Risques : Pas vraiment de risques mais séance de VMA abandonnée avant la fin des séries, résultats habituels de la séance non atteints, beaucoup d’effort pour peu d’efficacité.

Recommandations : ne pas effectuer la séance de VMA mais transformer celle-ci en séance de vitesse spécifique d’un 10km ou de jogging

 

3) Problèmes psychologiques

Plaçons dans cette catégorie des situations proches : stress professionnel, troubles du sommeil, drame familial, chômage, précarité de sa situation sociale.

Conséquences : perte de motivation pour la séance.

Risques : aggravation d’une crise morale.

Recommandations : tenter de faire la séance (même de manière éventuellement incomplète).

a) faire correctement la préparation à la séance de VMA (échauffement correct et préparation physique). Cette préparation devrait modifier favorablement son état d’esprit général.

b) ne pas hésiter à informer l’entraîneur d’un « passage difficile » à titre personnel. L’entraîneur en tiendra compte, tout en respectant le caractère privé et confidentiel de l’information.

c) ne pas s’isoler au sein du club (voire le quitter temporairement). Bien au contraire, s’intégrer à un groupe. ACF n’est pas qu’un club de « bêtes de course », c’est aussi un club de fraternité et de solidarité.

 

4) Jour de down

Ce sujet a été traité dans la question de la semaine précédente.

Plaçons dans cette catégorie des situations proches : mauvais jour de biorythme mensuel ou circadien, sensibilité particulière à un mauvais contexte atmosphérique ou à un brutal changement de temps, changement de saisons, etc.

Conséquence : faiblesse à priori inexpliquée

Risques : Néant

Recommandations : pas de solution, si ce n’est transformer la séance de VMA en séance de jogging ou réduire de moitié, en volume, la séance de VMA (et autres variantes au regard des sensations).

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