J’ai pu envie d’courir !

Tel serait en résumé, le contenu d’un mail que nous avons reçu d’un athlète d’ACF de bon niveau. La perte de l’envie de courir est un constat très simple qui peut avoir des origines des plus variées.

Voici la réponse qui avait été apportée, par mail (cette tribune sur le site d’ACF est effectuée avec son accord) :

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1) On peut lier ce constat à une perte de désir

Cependant on peut considérer la notion de désir sur deux modes opposés :

  • On court parce qu’on a le désir de courir
  • C’est en courant qu’on nourrit le désir.

Dans le premier cas, il y a au moins deux solutions :

Premièrement, on tient compte de cette perte de désir et on fait autre chose. C’est un processus assez sain car nos désirs évoluent et peuvent aller jusqu’à changer de mode. On a tous eu des passions de jeunesse qui ne nous intéressent plus. Dans cette hypothèse, on peut se tourner vers de nouvelles aspirations.

Deuxièmement, on a bien gardé le désir de courir mais l’offre du club ne correspond plus à nos aspirations. Cela aussi est une démarche recevable. Les entraîneurs d’ACF font ce qu’ils peuvent pour rendre les entraînements attractifs mais il est objectivement difficile de satisfaire tout le monde. Dans cette hypothèse, les entraîneurs restent à l’écoute d’un athlète démotivé pour tenir compte et intégrer, si c’est possible, ses besoins. C’est comme cela qu’on fait évoluer la pratique de l’entraînement.

 

2) Le problème peut être lié à des objectifs inadaptés.

Par exemple, il est bien évident que les enjeux financier et l’esprit de rentabilité qui président à l’organisation du marathon de Paris sont bien différents de celui des 100 km de Millau où toute l’organisation est bénévole. Il en ressort, dans le premier cas, un esprit de compétition et de « réussite » et, dans le second cas, une démarche qui correspond plus à l’esprit : « l’essentiel, c’est de participer ! » Aujourd’hui la course « hors stade » offre un panel très riche de possibilités. Dans cette hypothèse, peut-être faut-il réorienter ses objectifs.

 

3) Le problème est peut-être de nature médicale.

Les entraîneurs ne sont pas qualifiés pour traiter ce sujet (consulter un médecin). Ce que les entraineurs ont cependant remarqué, c’est qu’un problème de nature médicale peut largement influencer le moral des athlètes. Et l’origine pathologique peut à son tour avoir de multiples origines : problème d’anémie, situation de convalescence, série de blessures, fatigué à cause de poussées de fièvre, etc. Dans cette hypothèse, il faut simplement être patient, écouter son corps et se soigner. Reprendre ensuite l’entraînement progressivement.

 

4) Le problème peut être la résultante de soucis psychologiques, familiaux ou professionnels.

Nous sommes tous passés par là … Dans cette hypothèse, les entraîneurs ne sont pas spécialement bien placés pour donner les conseils appropriés.

En réponse, voici une justification supplémentaire apportée par l’athlète lui-même : la trop forte pression qu’il s’était mis, sur deux épreuves successives, l’été dernier pour atteindre à chaque fois des objectifs difficiles (qu’il a d’ailleurs atteint). Cette nouvelle raison est intéressante et objective. Il devient à termes démotivant (et invivable) de se mettre perpétuellement sous pression d’objectifs à atteindre. L’athlétisme apporte bien d’autres plaisirs qui entretiennent notre motivation de courir.

Bonne nouvelle ! Notre athlète a repris, depuis, l’entraînement…

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