J’ai mal au mollet !

J’ai mal aux mollets !

 

Plusieurs athlètes d’ACF sont actuellement victimes de douleurs au mollet.

 

1) Introduction

 

Les douleurs aux mollets révèlent une blessure fréquente chez les athlètes qui pratiquent les séances de fractionnés et participent aux compétitions d’athlétisme.

En effet la course à pied est un sport de propulsion, c’est la poussée exercée sur le sol qui permet d’avancer et de courir : lors de la course à pied 70 % de la force musculaire de propulsion des membres inférieurs se situe aux niveau des mollets. Les pathologies de la jambe sont donc nombreuses et handicapantes.

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Ce type de douleur doit être pris au sérieux, c’est un signal d’alerte.

Il traduit des niveaux traumatiques différents.

 

Premier niveau : une simple contracture (1) sans gravité qui informe l’organisme que les muscle est en souffrance.

Deuxième niveau (plus ennuyeux) : l’élongation qui relève que quelques fibres sont étirées.

Troisième niveau : le claquage (2), quand le muscle est partiellement déchiré.

Quatrième niveau : la déchirure, quand le muscle est plus gravement déchiré avec de nombreuse fibres sectionnées.

Autres possibilités qui nécessitent obligatoirement un diagnostique médical : rupture du muscle plantaire, kyste de Baker, thrombose veineuse, etc.

 

2) Quelle est l’origine de ces incidents ?

– Problème de fatigue musculaire

Le muscle ne s’est pas suffisamment reposé et n’a pas eu le temps de récupérer

– Problème de carence

Le muscle n’a pas les nutriments nécessaires pour fonctionner de façon optimale (manque d’oligo-éléments, de sels minéraux (magnésium, potassium, calcium), etc.

– Entraînement en surrégime

L’athlète ne respecte pas l’allure programmée ou bien le rythme de progression de son plan d’entraînement.

 

3) Que faire quand la douleur survient ?

a – Arrêter immédiatement de courir.

Il ne faut surtout pas insister.

b – Mettre de la glace

Appliquez de la glace tout de suite afin de diminuer l’inflammation et la douleur. Mais pas plus de vingt minutes à la suite, et en protégeant la peau avec un tissu.

c – Compresser

Compresser le membre touché avec une bande élastique, sans trop serrer, pour prévenir la croissance d’un éventuel hématome.

d – Mettre ses jambes en l’air.

Cela limite aussi l’hématome.

 

4) Que faire ensuite ?

 

4 – a Le temps de la convalescence

Dans les jours suivants, une seule règle : bougez dans les limites de la douleur. Pour bien guérir, le muscle doit être stimulé.

S’il s’agit d’un simple claquage, le jogging reste possible (sous réserve), mais pas de séance de VMA avant une quinzaine de jours. Ensuite, la montée en dynamique et en puissance doit être graduelle.

S’il s’agit d’une déchirure musculaire, il est préférable de pratiquer la marche avant de se relancer dans le jogging (marche tranquille, puis marche dynamique, puis marche en dénivelé).

Si la situation semble plus grave,  une visite chez le médecin est recommandée. Il prescrira sans doute des séances de physiothérapie progressives : d’un traitement manuel, on passe à des étirements légers, puis à un renforcement du membre touché. Dans cette dernière partie de la rééducation, les exercices comportent une grande part de contractions excentriques, ces situations dans lesquelles on sollicite un muscle qui s’allonge. Elles sont déterminantes pour la récupération de la force.

 

4 – b Le temps de la reprise

Par prudence, il faut reprendre à zéro la pratique d’entraînement :

a – commencer par des séances de marches dynamiques sur du plat.

b – séances de marche sur dénivelé.

c – séances de vélo ou/et natation.

d – séances d’endurance.

e – séances de fartlek (tranquille)

f – séances de VMA longue

g – séances de VMA courte

 

5) Quand reprendre la préparation à une compétition ?

Difficile de répondre à cette question car l’expérience prouve que le temps de réparation chez les athlètes est très variable.

Dans le cas d’une simple élongation, le rétablissement prend entre une et deux semaines. Pour une déchirure partielle, il demande de trois à six semaines et entre huit à douze semaines pour une déchirure complète.

 

6) Conclusion 

Mon expérience d’entraîneur montre que chez les athlètes d’ACF, les problèmes  de traumatismes aux mollets sont surtout la résultante d’une fatigue musculaire.

Le corps humains s’adapte à une pratique intensive pour préparer les compétitions mais sous trois réserves :

1) Lors de ces préparations, les séances « difficiles » doivent alterner avec des séances en relâchement ou de récupération.

2) Par des exercices appropriés (aux bons moments), apprenez à étirer et détendre vos muscles, favorisez la souplesse musculaire par des massages adaptés. La détente musculaire favorise la réparation des traumatismes.

3) Entre les cycles de compétitions, ménagez–vous des cycles de relâchement et de repos.

Heureusement, le muscle se répare tout seul. Mais par une pratique raisonnable, vous évitez et limitez les risques de blessure et pour permettez une guérison complète des lésions.

 

(1) Contracture

Une contracture musculaire est due à la contraction involontaire d’un ou de plusieurs muscles. Elle se distingue de la déchirure musculaire, du claquage et de l’élongation dans la mesure où aucune lésion anatomique n’existe dans le cas de la contracture.

La contracture musculaire est un mécanisme de défense.

Le muscle se contracte pour limiter les mouvements et éviter l’aggravation d’un problème sous-jacent qui n’est pas pris en compte (excès d’entraînement, lésion musculaire mal réglée, traumatisme, etc.)

 

(2) Le claquage

Vous êtes en train d’exécuter une séance de VMA et c’est comme le coup de poignard. Un claquement sonore puis une douleur brutale et soudaine au mollet. Vous devez immédiatement vous arrêter (pour vous, la séance est terminée).

 

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