Comment terminer une épreuve de vitesse ?

Tous les amoureux d’épreuves sur piste, comme un 1500 m, ont constaté l’importance de la tactique adoptée, en particulier dans le dernier tour. A valeur égale des athlètes, c’est souvent la meilleure tactique retenue qui fait la différence.
Sur route, il n’y a pas de formules magiques pour « gagner », c’est la préparation et l’entraînement qui prime. Cependant, pour ceux qui visent une place sur le podium ou sous une barre symbolique de temps, à la minute ou la seconde près, les tactiques utilisées peuvent, là aussi, faire la différence.
Voici quelques conseils, mais vous en connaissez certainement bien d’autres.

A) De manière générale

1 – « Etalez » vos forces sur toute la durée de l’épreuve

Il faut partir assez vite, pour se placer vers la tête de course, mais retrouver tout aussi vite le rythme qui sera logiquement celui que vous adopterez tout le long, qu’on appelle le « train ».
Il ne faut pas immédiatement taper dans ses réserves. En d’autres termes, ne pas commettre l’erreur fatale de mettre toute ses forces dans la première partie de l’épreuve en se disant « advienne que pourra ! » dans la seconde partie.

2- Courez avec vous-même, pas contre les autres !

Optimisez vos potentialités ! En particulier, ne vous laissez pas influencer par un départ trop rapide de vos concurrents ou par le train en sur-régime de votre groupe au milieu de l’épreuve. Contrôlez votre VS et si nécessaire, ne craignez pas de vous laisser décrocher d’un groupe trop rapide.

3- Gérez au mieux les facteurs externes

– absorbez les changements de dénivelés par des décélérations et des relances douces,
– Ne passez pas un tournant en épingle à cheveux à la corde car cela casse le rythme,
– Ne montez pas sur les trottoirs,
– Prenez les courbes à la corde.

B) A la fin de l’épreuve

1- Si vous voulez rattraper un groupe

L’erreur à ne pas commettre, c’est de combler l’écart trop rapidement, au risque de se « griller ». La tactique à adopter, c’est de prendre le groupe en ligne de mire et de le rattraper peu à peu (si vous vous en sentez capable) au gré de vos biorythmes et de vos sensations.

2- Si vous êtes au sein d’un bon groupe

Si vous avez réussi à intégrer un groupe évoluant à la VS de votre objectif, vous avez intérêt à l’adopter. Durant cette période, puisque la vitesse est régulée, concentrez-vous sur les paramètres à améliorer : qualité de foulée, les appuis, la respiration (à calmer), etc.
En cas d’intempéries, protégez-vous derrière le mur des coureurs, mais si vous n’êtes que deux ou trois, jouez la solidarité : relayez-vous au gré de vos biorythmes.

C) A l’approche de la ligne d’arrivée

A vous de choisir, grâce à votre expérience et à vos sensations, le moment de votre accélération finale : 800 m, 400m, 80m.

Au niveau gain de temps, il vaut mieux ne pas accélérer au dernier moment.
Prenons la base d’une accélération à 300 m de la ligne d’arrivée.
– le premier 100 m pourrait être effectué en maintenant son rythme mais en augmentant l’amplitude de sa foulée.
– le deuxième 100 m, en équilibrant de manière dynamique le rythme et l’amplitude de la foulée
– le dernier 100 m en stabilisant la foulée mais en misant tout dans le rythme accéléré.
Au niveau gain de place, il vaut mieux attendre le dernier moment pour doubler
La tactique consiste à ne pas se laisser « décoller » de l’athlète devant soi (ce qui est stressant pour lui) et de se concentrer sur l’instant prévu de l’accélération finale (par exemple à 50 m de la ligne d‘arrivée).
Le principe est de lancer cette accélération à grandes enjambées pour avoir encore la ressource de réduire la foulée, en cas de « contre-accélération » de l’autre, et de tout miser sur la dynamique de foulée, c’est-à-dire sur la vitesse pure, dans les derniers mètres.

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